mardi 25 février 2014

Mauvais Bonimenteur (Billet)

Anaëlle Mémurlin, billet février


Banlieue de Budapest, 1909. André, surnommé Liliom, est un mauvais garçon, bonimenteur de foire au service d'une vieille maquerelle dont il est l'amant. Il tombe amoureux de Julie, une petite bonne. Tous deux perdent leur emploi. Amer, en but à ses propres contradictions, pétri de culpabilité face au désarroi de sa nouvelle compagne, Liliom en vient à frapper Julie. Lorsqu'elle lui annonce qu'elle est enceinte, il croit trouver enfin un sens à sa vie. Il se lance dans un braquage pour gagner l'argent nécessaire à élever son enfant. Mais l'affaire tourne mal. Pour échapper à l'humiliation d'une arrestation, Liliom se suicide. A son arrivée au purgatoire, la police du ciel lui donne la possibilité de retourner sur terre, l'espace d'une journée, pour réparer le mal qu'il a fait autour de lui. Mais on ne se refait pas si facilement…”

Liliom est une pièce de théâtre hongroise de Ferenc Molnár créée en 1909. Elle fut reprise et adaptée au fil des années et c’est en 2014 que le metteur en scène Galin Stoev décide de, à son tour, reprendre la pièce et de l’arranger à sa manière. C’est au Théâtre de Liège que j’ai pu assister à une des représentations théâtrale, le mardi 18 février, en compagnie de ma classe d’Arts d’Expression. Ne sachant pas du tout à quoi m’attendre de la part du metteur en scène, j’y suis allée l’esprit ouvert ainsi que prête à être surprise. Hélas, l’intérêt et l’amusement ont été à maintes reprises remplacés par l’ennui.

La manière dont la pièce était présentée (au niveau des décors) m’a tout à fait plu. Stoev est parvenu à créer plusieurs endroits sur une seule scène. Il a réussi à faire voyager le spectateur d’un endroit à l’autre durant la pièce en ne changeant que quelques objets de place.  Ce qui m’a plutôt déplu est le jeu de certains acteurs ainsi que l’adaptation en elle-même. Hors-mis le jeu de Marie-Eve Perron (Julie) que j’ai trouvé tout à fait excellent, les autres étaient par moment un peu surfait, superficiel. Pour ce qu’il est de l’adaptation, la longueur des scènes aurait pu être divisée par deux à chaque fois. Les scènes étaient toutes très longues sans que cela ne soit justifié ou utile. A la fin du spectacle, on sentait que les spectateurs s’agitaient sur leur siège d’impatience et d’ennui.


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